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Par Pete Davidson, conseiller principal en conservation, Oiseaux Canada

 

Les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques – le seul forum où les pays peuvent prendre des décisions relatives au climat – tiennent actuellement leur 26e conférence (appelée COP26), qui porte sur les changements climatiques.

Vous vous demandez peut-être quel est le rapport avec la conservation aviaire. Il existe un rapport très étroit! Les crises du climat et de la biodiversité sont profondément liées, et l’issue de ces deux semaines de délibérations à Glasgow aura des conséquences profondes pour la nature, y compris les oiseaux.

L’une des choses les plus importantes que les nations peuvent faire est d’établir un lien explicite entre la crise climatique et la crise de la biodiversité, et de s’attaquer aux deux problèmes en même temps. Les objectifs doivent être carboneutres et avoir des effets positifs sur la nature.

Stopper la disparition des habitats riches en carbone et en nature que sont les zones humides, les prairies et les forêts anciennes permet de réduire immédiatement et considérablement les émissions annuelles de carbone actuelles (article en anglais) TOUT EN en préservant les espèces et les écosystèmes menacés. Il convient donc d’accorder la priorité absolue aux mesures d’incitation à agir, en particulier dans les zones clés pour la biodiversité, et d’éliminer les subventions qui nuisent au climat et à la nature. La mise en œuvre de ces mesures doit être facilitée pour les gouvernements autochtones, provinciaux et municipaux, ainsi que pour les entreprises.

Cette approche, combinée au suivi des populations d’oiseaux visant à vérifier si les effets sont positifs pour la nature, est au coeur des partenariats d’Oiseaux Canada relatifs à la conservation des oiseaux de prairies dans les Prairies canadiennes. La semaine dernière, nous avons eu le plaisir de publier un nouveau guide pour soutenir la lutte contre les changements climatiques et la perte de biodiversité. La production de viande bovine est un facteur important d’émissions dans de nombreuses régions du monde, mais, dans les Prairies canadiennes, elle présente une solution.

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Photo : Pete Davidson

Vous pouvez en savoir plus ici sur ce que fait Oiseaux Canada pour mieux connaître et atténuer les effets des changements climatiques, et sur ce que vous pouvez faire pour apporter votre soutien à titre personnel. Notre nouvelle série de balados, The Warblers (en anglais), comprend cet intéressant épisode dans lequel Kristin Bianchini et Kathy Jones explorent les effets des émissions passées de GES et du réchauffement climatique actuel sur le Plongeon huard, espèce emblématique des régions sauvages du Canada et indicatrice de leur état de santé.

À l’échelle mondiale, BirdLife International, l’alliance mondiale dont fait partie Oiseaux Canada, plaidera à la COP26 pour que les deux crises soient abordées de front (page en anglais). BirdLife joue un rôle similaire en intervenant dans le Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 lié à la Convention sur la diversité biologique, l’autre accord mondial clé pour la nature en cours de négociation dans la perspective de la COP15 (de la Convention sur la diversité biologique), qui aura lieu en Chine en mai prochain. Les gouvernements doivent saisir les occasions présentées par la COP26 sur le climat et la COP15 sur la biodiversité, comme l’a demandé Patricia Zurita, PDG de BirdLife, dans le discours qu’elle a prononcé devant les leaders mondiaux (en anglais) au nom de la communauté mondiale de la conservation à Kunming, en Chine, en octobre.

 

 

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Plongeon huard Photo : Mark Peck

Nous, d’Oiseaux Canada, sommes encouragés par les engagements du gouvernement du Canada envers les objectifs mondiaux et nationaux en matière de climat et de biodiversité, entre autres l’Engagement des dirigeants pour la nature, la Coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples et les quatre piliers fondamentaux de l’engagement du Canada au titre du Pacte du G7 pour la nature à l’horizon 2030. Nous encourageons les ministres Wilkinson et Guilbeault et leurs équipes à faire preuve d’un leadership mondial et à négocier ferme lors de la COP26 pour la prise de mesures vigoureuses et spécifiques, dès maintenant. Le travail vraiment difficile commencera toutefois à leur retour au Canada. Je me fais l’écho de l’appel de mes collègues Justina Ray et Stephen Hazell (en anglais), qui demandent instamment au gouvernement canadien de diriger, de fédérer et de soutenir les efforts des gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones visant à établir de nouvelles zones protégées et à déployer des solutions pour le climat axées sur la nature dans le cadre d’une stratégie et d’un plan d’action pancanadiens pour la nature intégrés aux objectifs climatiques. Nous sommes prêts à contribuer à la réalisation de ces efforts selon le niveau d’ambition requis.

Si vous suivez le déroulement de la COP26, ne manquez pas la Journée de la Nature, le samedi 6 novembre. Il y aura différentes activités, dont plusieurs organisées par BirdLife International et ses partenaires, qui montreront comment les solutions basées sur la nature permettent d’atteindre simultanément les objectifs ayant trait au climat et à la biodiversité.

Grâce à votre soutien continu à la conservation de la faune aviaire, nous pouvons poursuivre notre approche ambitieuse et à large spectre de la protection des oiseaux et de la biodiversité. Ensemble, nous sommes la voix des oiseaux au Canada.

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Il est prévu que le Bruant à face noire, dont l’aire de nidification est restreinte, perde la majeure partie de son habitat de reproduction à la limite des arbres dans le nord du Canada. Photo : Melissa Hafting
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