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Longueur : 34-44 cm Poids : 265-560 g

C’est pendant la migration que cette petite buse trapue est la plus facile à repérer, quand elle forme avec des congénères de spectaculaires nuées ondoyantes dans les airs. Le phénomène peut être observé aux stations de surveillance des migrations automnales dans l’est de l’Amérique du Nord, où des dizaines de milliers d’individus peuvent passer en une seule journée. La Petite Buse adulte a le dessus du corps brun-rougeâtre et le dessous barré de fines stries couleur cannelle, une queue arborant des bandes blanches et noires et le dessous des ailes pâle à bordure noire. Toutefois, pour l’observateur non averti, elle ressemble à une tache indistincte quand elle vole à des centaines de mètres d’altitude. Il existe aussi un morphe sombre qui est cependant rare.

Les Petites Buses se reproduisent dans des forêts de feuillus et mixtes dans tout l’est du continent. Leur aire de répartition au Canada s’étend vers l’ouest jusqu’en Colombie-Britannique. Leurs impressionnantes migrations les mènent à leurs quartiers d’hiver dans le sud du Mexique et de la Floride ainsi qu’en Amérique centrale et du Sud. Plusieurs sous-espèces résident dans les îles des Caraïbes à longueur d’année.

La Petite Buse est omnivore : petits mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux, insectes et autres invertébrés font partie de son menu, selon les disponibilités. Elle chasse de manière plutôt décontractée, s’installant à un poste de guet et capturant les proies qui passent par là. Ses prouesses nuptiales aériennes comprennent le vol en cercle, les allers-retours planés et les piqués vers le sol. Sa voix est un ti-piii aigu, perçant, monocorde.

Les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) semblent indiquer que la population nicheuse de l’espèce au Canada augmente lentement depuis 1970. Il faut étudier davantage l’état et les tendances des effectifs d’un bon nombre d’espèces de rapaces, dont la Petite Buse. Études d’Oiseaux Canada s’emploie, de concert avec d’autres entités engagées dans des suivis et des recherches, à combler le manque d’information par le biais du programme Raptor Population Index (indice d’abondance des rapaces). La perte et la fragmentation d’habitats constituent les principales menaces qui pèsent sur la Petite Buse.

(Photo: Nick Saunders)
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