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Les dons que vous faites par l’intermédiaire d’Études d’Oiseaux Canada soutiennent d’importants travaux ornithologiques dans tout le pays. Merci de vos généreuses contributions!
Le Fonds commémoratif James L. Baillie est une des manifestations de votre soutien. Il canalise une partie des recettes du Grand Birdathon pancanadien annuel et de dons privés vers le financement de travaux essentiels de recherche et de conservation aviaires. Des subventions sont accordées selon un processus concurrentiel par des fiduciaires indépendants. Depuis 1978, le Fonds a permis d’attribuer 639 subventions totalisant plus de 815 000 $!
Nous sommes heureux de divulguer les noms des bénéficiaires des subventions accordées cette année à partir du Fonds commémoratif James L. Baillie! Voyez quels sont les importants travaux de recherche et de conservation aviaires qui seront entrepris bientôt dans l’ensemble du Canada grâce au soutien du Fonds. Il est à noter que les fiduciaires du Fonds participent également à la sélection des récipiendaires des prix attribués chaque année par l’Ontario Bird Banding Association et l’Ontario Eastern Bluebird Society. Ces prix sont inclus dans la liste des travaux subventionnés étant donné qu’ils sont attribués conjointement avec les subventions accordées à partir du Fonds Baillie.
Le Fonds a été créé en l’honneur de James L. Baillie, un naturaliste, éducateur et défenseur de l’environnement qui a été pendant près de 50 ans curateur adjoint au département d’ornithologie du Musée royal de l’Ontario. L’enthousiasme contagieux de M. Baillie envers les oiseaux et la conservation se perpétue par les travaux des dévoués chercheurs et bénévoles qui reçoivent des subventions chaque année.
Nous vous invitons à visiter notre site Web pour en savoir plus sur le Fonds, y compris la marche à suivre pour faire une demande de subvention.
 
Étude du déclin des effectifs du Mésangeai du Canada dans le parc Algonquin


Mésangeai du Canada Photo : Koley Freeman

Le projet qui a mérité l’an dernier à son promoteur la Bourse de recherche sur le terrain à l’intention des étudiants, coadministrée par la Société des ornithologistes du Canada et Études d’Oiseaux Canada, est un bel exemple d’une initiative qui a pu être menée à bien grâce à votre soutien. Le récipiendaire de la Bourse, Alex Sutton, de l’Université de Guelph, a cherché à déterminer les causes du déclin des effectifs du Mésangeai du Canada dans le parc Algonquin, en Ontario.
« Le Mésangeai du Canada est un oiseau remarquable et résilient qui passe l’année dans la forêt boréale de l’Amérique du Nord, précise Alex. Il peut survivre aux rudes hivers et même amorcer sa période de reproduction à la fin de cette saison, longtemps avant que les oiseaux migrateurs commencent même à arriver chez nous! Pendant ces temps durs, le Mésangeai du Canada consomme la nourriture qu’il a dissimulée à la fin de l’été et en automne. »
Malheureusement, les résultats d’un suivi sur une longue période montrent que la population de cette espèce dans le parc Algonquin a diminué de plus de 50 % au cours des 30 dernières années.
« En examinant les données démographiques recueillies pendant les 40 dernières années, j’ai constaté que c’est le nombre de nouveau-nés et le taux de survie des juvéniles qui ont contribué le plus fortement aux changements du taux de croissance des effectifs, ajoute Alex. Cela porte à croire que le déclin de la population est vraisemblablement attribuable au faible recrutement de juvéniles. En d’autres termes, moins de jeunes sont produits au fil du temps et moins de ceux qui le sont survivent assez longtemps pour joindre la population et se reproduire. » Il semble également que les épisodes de gel dégel en automne et la température pendant la saison de reproduction exercent une grande influence sur la croissance démographique.
En quoi cette étude est-elle importante? « Mes travaux aident à comprendre l’influence des changements climatiques sur une population de Mésangeais du Canada qui vivent à la bordure méridionale de leur aire de répartition, précise Alex. C’est important, car les résultats pourraient servir à prévoir des baisses futures des populations d’espèces qui vivent encore plus au nord. De plus, en combinant des données recueillies sur de longues périodes et des méthodes évoluées de modélisation, on peut mieux cerner les causes de la diminution observée des effectifs, et la combinaison peut être un puissant outil permettant de comprendre la dynamique des populations d’espèces sauvages. »
Alex est conscient du rôle que le Fonds Baillie a joué dans sa démarche et en est reconnaissant : « La subvention m’a permis de participer à la collecte de données dans le cadre d’une des plus longues études de terrain en Amérique du Nord. »

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