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Avec son allure originale, sa maladresse au sol et ses yeux tristes, le Macareux moine est vraiment clownesque!

Macareux moines Photo : Graham Sorenson

Cette espèce niche sur des îles rocheuses le long du littoral atlantique du Canada et au large des côtes du Maine, du Groenland et de l’Europe du Nord. Comme la femelle ne pond qu’un oeuf et le couple habite un terrier ouvert, il est crucial que ces oiseaux occupent des îles exemptes de prédateurs. En général, les îles qui leur conviennent accueillent de grandes colonies denses, qui comptent souvent aussi des Petits Pingouins, des guillemots et d’autres oiseaux marins. Le Macareux moine a l’habitude de grogner ou de gémir près de son terrier, ce qui ajoute à son aspect comique.

Les Macareux moines capturent de petits poissons en se propulsant sous l’eau à l’aide de leurs ailes adaptées à la nage. Pendant la période d’élevage des oisillons, les adultes peuvent rapporter au nid plusieurs poissons dans leur bec grâce à la présence sur la langue et le palais d’une série d’épines orientées vers l’arrière.

Autrefois, l’espèce a fait l’objet d’une chasse excessive à cause de sa chair et de ses plumes, et elle a subi les effets de la perte d’habitat et de la prédation exercée par des espèces introduites. Heureusement, les effectifs se rétablissent en Amérique du Nord, car la chasse n’est plus une menace importante. Toutefois, les Macareux moines sont toujours affectés par la baisse des populations de poissons, les changements dans la température de l’eau des océans, les déversements d’hydrocarbures en mer, la prédation par des espèces envahissantes et la perspective de la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières le long des côtes. L’espèce est classée vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).