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Par Steven Price, président, Études d’Oiseaux Canada

Selon un rapport-choc publié le 10 octobre par la National Audubon Society des États-Unis, les deux tiers des oiseaux de l’Amérique du Nord seront gravement touchés par les effets du changement climatique. Cela représente 389 espèces sur les 604 dont on a évalué la situation.
Les données fournies par Études d’Oiseaux Canada, que vous – nos 60 000 citoyens scientifiques bénévoles – avez récoltées, ont constitué un élément important de l’analyse dont le rapport fait état.
Les parties du continent situées le plus au nord et à l’ouest sont les plus touchées. Mais la constatation peut-être la plus affligeante est que pratiquement tous les oiseaux de la forêt boréale et de l’Arctique canadiens se révèlent être les plus vulnérables, ce qui confirme beaucoup d’autres inquiétudes déjà exprimées selon lesquelles ce sont les régions septentrionales qui souffrent le plus des affres du changement climatique.
Ces dernières semaines, nous avons reçu de troublantes nouvelles au sujet des oiseaux, à savoir que le nombre d’oiseaux a chuté de trois milliards en Amérique du Nord depuis 1970 et que les pesticides de la classe des nicotinoïdes affectent les oiseaux chanteurs et retardent leurs migrations; c’est le cas entre autres du Bruant à couronne blanche, une espèce commune en Amérique du Nord.
Mais le rapport de la société Audubon laisse percer une lueur d’espoir. Les répercussions sur la plupart des oiseaux seront bien moindres si nous parvenons à contenir l’amplitude du réchauffement atmosphérique à seulement 1,5 degré Celsius plutôt qu’à 3 degrés ou plus tel qu’appréhendé actuellement.
Ce sont seulement de bonnes nouvelles dont nous avons besoin, à savoir qu’on agit et qu’on sauve des oiseaux. Consultez l’infolettre d’Études d’Oiseaux Canada pour demeurer au fait des occasions de vous impliquer.

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