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Par Jody Allair, directeur des Communications, Oiseaux Canada

Plus souvent entendu que vu, le Coulicou à bec jaune est un oiseau remarquable qui se perche souvent dans le feuillage épais et qui pourrait représenter le Canada si le jeu de cache-cache était un sport olympique. Cet oiseau, l’une des deux espèces de coulicous vivant au Canada, se reproduit dans le sud et le centre de l’Ontario et dans le sud-ouest du Québec, mais on l’a observé dans toutes les provinces pendant les migrations. Il est un visiteur attendu chaque année dans les Maritimes et à Terre-Neuve à l’automne. C’est un migrateur au long cours qui passe l’hiver en Amérique du Sud.

Le Coulicou à bec jaune, qui mesure 30 centimètres, arbore un plumage brun sur le dessus du corps et blanc sur le dessous. Ses rémiges (plumes des ailes) sont rousses, sa très longue queue est marquée de grandes taches blanches et son bec est largement jaune, d’où son nom. Et sa voix présente deux variantes: une suite percutante et gutturale de cou-cou-cou-cou-kiddôle-kiddôle et un cloum de tourterelle, grave répété à long intervalle.

Grand amateur de chenilles, le Coulicou à bec jaune peut en consommer des centaines en un seul repas. Il lui arrive de pondre ses oeufs dans les nids d’autres oiseaux, dont ceux d’autres coulicous installés à proximité. Les anglophones l’appellent «corneille de pluie», surnom qui viendrait de son habitude de vocaliser par mauvais temps.

Dans l’ensemble, les populations de Coulicous à bec jaune au Canada sont restées relativement stables, avec un léger déplacement vers le nord de leur aire de répartition en Ontario. Il est à noter que les effectifs de l’espèce sont en déclin dans tout l’ouest des États-Unis et qu’elle nichait même dans la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, mais elle n’y est plus depuis les années 1920.

Michelle Saunders, an Inuk biologist and researcher with the Nunatsiavut government, stands near the shoreline at Basecamp, located near Torngat Mountains National Park. “I take a holistic approach to my research, which means that the land, water, animals and people are interconnected. I don’t study biology for the sake of studying biology,” she continues. “I study what is important to Nunatsiavut communities, like the health of marine life and how it is impacting our food.”
Photo : James Lees
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