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Carouge à épaulettes Photo : Marguerite Hamilton

Si vous vous souvenez qu’il y avait beaucoup plus d’oiseaux dans votre voisinage quand vous étiez enfant qu’il y en a aujourd’hui, votre imagination ne vous joue pas de tours.
Selon les résultats d’une étude approfondie publiés dans le prestigieux magazine Science, il y a près de trois milliards d’oiseaux de moins maintenant en Amérique du Nord qu’en 1970.
Pour produire cette estimation, des scientifiques du Canada et des États-Unis ont combiné les données recueillies dans le cadre de programmes de suivi à long terme – dont celles récoltées par les dévoués participants aux programmes de science citoyenne d’Études d’Oiseaux Canada – avec l’information sur les migrateurs nocturnes suivis par des radars météorologiques. Ils ont ainsi pu accroître la précision des estimations antérieures des changements dans les effectifs et brosser un tableau plus clair du déclin des populations au cours des dernières décennies.
La baisse des populations d’oiseaux n’est pas une nouvelle étonnante. C’est ce que d’autres articles scientifiques et rapports comme le rapport sur l’état des populations d’oiseaux du Canada 2019 nous ont appris depuis un certain temps. Ce qui frappe à la lecture de ce nouvel article, c’est l’ampleur du déclin.
« Pour moi, c’est comme si un bon ami était décédé » , nous a confié Ian Fife, coordonnateur du Programme des oiseaux forestiers en péril du sud de l’Ontario d’Études d’Oiseaux Canada, après avoir lu l’article.
Certaines des populations les plus touchées sont celles d’espèces que beaucoup de gens partout au Canada connaissent et affectionnent, entre autres le Carouge à épaulettes, l’Oriole de Baltimore et la Grive des bois.
La situation est difficile à accepter pour les personnes particulièrement préoccupées par le sort des oiseaux, mais elle met en évidence des préoccupations de plus grande portée quant à l’état des écosystèmes et de la biodiversité. Les résultats de l’étude s’ajoutent à ceux de recherches sur d’autres groupes d’espèces qui annoncent une crise de la biodiversité. Nous devons agir pour préserver et rétablir le fonctionnement des organismes vivants dont dépendent les êtres humains, les oiseaux et tous les autres habitants de la Terre.
« Plus de 80 % des oiseaux qui fréquentent le Canada traversent la frontière américaine chaque année; nous ne pouvons pas agir seuls, affirme Andrew Couturier, directeur principal, Science et conservation des paysages à Études d’Oiseaux Canada. Nous devons travailler de concert avec nos partenaires des États-Unis pour préserver les populations aviaires, ce qui implique notamment l’intendance des sites clés, dont les zones importantes pour la conservation des oiseaux et de la biodiversité. »
L’équipe d’Études d’Oiseaux Canada est déterminée à collaborer étroitement avec toutes celles et tous ceux d’entre vous qui s’emploient avec elle à préserver l’avifaune canadienne. Nous n’avons pas l’intention d’assister sans réagir à la disparition des espèces d’oiseaux qui jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes et qui nous apportent de la joie et donnent du sens à notre vie.
Il y a de bonnes raisons d’espérer. En travaillant ensemble, nous pouvons atteindre nos objectifs de conservation, comme en témoigne la réussite des efforts déployés pour préserver les oiseaux aquatiques et les rapaces d’Amérique du Nord.
Vous pouvez agir en suivant les 6 meilleurs conseils d’Études d’Oiseaux Canada pour aider les oiseaux et en participant à nos programmes pour les bénévoles dans tout le pays.


Orioles de Baltimore Photo : Rob Mueller
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