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La COP15 (était l’occasion pour les pays du monde de se réunir et de s’engager dans un plan ambitieux pour stopper et inverser la perte de milieux naturels. Si l’on considère que les populations d’espèces sauvages à l’échelle mondiale ont chuté de près de 70 % au cours des 50 dernières années, il n’y a pas de temps à perdre. Les représentants des pays qui ont signé la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique se sont réunis à Montréal du 7 au 19 décembre. Oiseaux Canada s’est joint à l’appel pour que notre pays contribue à la conclusion d’un accord mondial visant à stopper et inverser la perte de biodiversité avant qu’il ne soit trop tard.

 

Quelle est l’issue de la COP15?

 

Les participants à la COP15 sont parvenus à adopter un cadre mondial visant à stopper et à inverser la perte de biodiversité.

Ce cadre mondial comprend des engagements financiers significatifs pour transférer des fonds aux pays qui en ont le plus besoin afin que des mesures hautement efficaces puissent être prises pour lutter contre la perte de biodiversité. Cela inclut un engagement de 350 millions de dollars de la part du Canada.

Le Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 comprend aussi, pour la première fois, la reconnaissance du droit des êtres humains à un environnement sain et exempt de déchets. Cela va de pair avec une attention accrue portée à la conservation dirigée par les Autochtones. Bien qu’il reste encore du travail à faire, l’engagement du Canada de verser jusqu’à 800 millions de dollars pour soutenir la conservation dirigée par les Autochtones au pays est une étape importante.

Bécasseau sanderling Photo: Sean Jenniskens

 

Autres points saillants de la COP15

 

Des messages d’espoir envoyés à Montréal

Les membres du personnel d’Oiseaux Canada basés en Colombie-Britannique, en Ontario et dans la région atlantique ont aidé à accueillir les autobus de Nature Canada dans leurs localités à la fin de novembre et au début de décembre. Les autobus ont ramassé des lettres de citoyens – y compris des messages d’espoir et des appels à l’action – destinées au premier ministre Justin Trudeau lors de la COP15. L’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, a accepté les milliers de messages à Montréal le premier jour de la conférence au nom du premier ministre. Ces «lettres d’espoir» ont ensuite été exposées dans un présentoir public inspirant.

De gauche à droite: NatureBus de la région de l’Atlantique, de la Colombie-Britannique, et de l’Ontario  Photos: Oiseaux Canada

 

Des engagements financiers prometteurs de la part des gouvernements du Canada et du Québec

Le Canada a donné le ton dès les premiers jours de la COP15 en annonçant des financements nouveaux et importants. Il s’est engagé à consacrer 1,15 milliard de dollars à la biodiversité: 800 millions pour soutenir la conservation dirigée par les Autochtones et 350 millions pour soutenir la conservation de la biodiversité à l’échelle internationale. Le gouvernement du Québec a réitéré l’annonce de son Plan Nature 2030 tant attendu, avec un investissement de 650 millions de dollars sur sept ans, dont 345 millions sur les quatre prochaines années. Vous pouvez en entendre davantage sur ces annonces de la part de notre président-directeur général, Patrick Nadeau, dans cette vidéo:

 

Quatorze nouvelles villes amies des oiseaux

Le 8 décembre, l’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, a signé les certificats officialisant la désignation de 14 villes dans six provinces comme villes amies des oiseaux. Ce sont les dernières localités qui ont satisfait aux critères fixés dans le cadre du Programme des villes amies des oiseaux de Nature Canada. À titre de partenaire de ce programme, Oiseaux Canada félicite les nouvelles villes certifiées!

 

Le Réseau national des gardiens autochtones

Le 9 décembre à la COP15, Valérie Courtois, directrice de l’Initiative de leadership autochtone, et l’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, ont annoncé conjointement la création du nouveau Réseau national des gardiens autochtones. Ce réseau, dirigé par des membres de Premières Nations, permettra d’étendre, de connecter et de soutenir les initiatives individuelles des gardiens autochtones d’un océan à l’autre.

 

Une marche pour la biodiversité et les droits humains

Le 10 décembre, des membres du personnel d’Oiseaux Canada sont descendus dans les rues de Montréal! Ils se sont joints à des milliers de personnes provenant de tous les coins du monde pour exiger que les pays intègrent une approche de la conservation fondée sur les droits dans le Cadre mondial pour la biodiversité pour l’après-2020 et qu’ils soient ambitieux dans leurs engagements à stopper et à inverser la perte de biodiversité. Les membres du personnel et les bénévoles d’Oiseaux Canada présents portaient de magnifiques costumes d’oiseaux, gracieuseté de Shadowland Theatre, en compagnie de représentants de nos partenaires engagés dans la conservation aviaire. Notre bannière présentait un important rappel: «Le monde a besoin des oiseaux». Le même jour, nous avons appris que la reconnaissance du droit des êtres humains à un environnement sans déchets, sain et durable avait été renforcée dans la section du Cadre énonçant les principes de mise en œuvre de la Convention. Cela nous a donné l’espoir que la nouvelle convention pourrait être véritablement porteuse de changement.

Des employés d’Oiseaux Canada à la Grande marche pour le vivant le 10 décembre, 2022 Photo: Oiseaux Canada

 

Le défi de Bonn

Le 12 décembre, le Canada s’est engagé à relever le Défi de Bonn, un programme mondial ayant pour but de remettre en état 350 millions d’hectares de paysages dégradés et déboisés d’ici à 2030. Le premier engagement du Canada consiste à restaurer 19 millions d’hectares au pays dans le cadre de programmes fédéraux existants.

 

Les zones clés pour la biodiversité

Malheureusement, au début des négociations, la mention spécifique des zones clés pour la biodiversité a été supprimée de la partie du Cadre mondial pour la biodiversité pour l’après-2020 portant sur les zones protégées, au profit du terme plus large de «zones d’importance pour la biodiversité». Comme il n’existe pas de définition quantifiable du terme «zone d’importance pour la biodiversité», il est donc essentiel que les zones clés pour la biodiversité soient incluses dans la définition donnée dans le glossaire du Cadre et qu’elles constituent un indicateur pertinent dans le cadre de surveillance. Andrew Couturier, d’Oiseaux Canada, a participé à une séance où il a été démontré au monde entier comment les zones clés pour la biodiversité ont été appliquées au Canada et qu’elles constituent un moyen efficace de déterminer les zones d’importance pour la biodiversité. La Wildlife Conservation Society, membre au même titre qu’Oiseaux Canada du Secrétariat de KBA Canada, a produit une très belle vidéo (sous-titrée en français) qui présente des messages de personnes de tous les coins du pays montrant que cette désignation est utilisée à bon escient. En fin de compte, l’effort collectif de la communauté de BirdLife International et d’autres acteurs engagés en faveur des zones clés pour la biodiversité n’a pas donné les résultats escomptés. Les zones clés pour la biodiversité n’ont pas été retenues comme objectifs spécifiques dans le texte du Cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020. Toutefois, elles sont toujours considérées comme faisant partie des exigences en matière de surveillance qui soutiennent le Cadre, et restent donc un élément important de la boîte à outils pour la conservation à l’échelle mondiale.

Andrew Couturier, d’Oiseaux Canada, a pris la parole lors d’un événement organisé par Wildlife Conservation Society Canada dans le cadre de la COP15. Photo: Lynsey Grosfield/WCS Canada

 

Agir à l’échelle nationale

Le 15 décembre, Nature Canada a tenu une table ronde réunissant des champions de la nature de tout le pays, en compagnie de Patricia Zurita, PDG de BirdLife International, et de Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada. Chacun des participants a parlé des mesures à prendre pour stopper et inverser de manière significative la perte de biodiversité dans sa région du pays. Le ministre Guilbeault a notamment identifié un élément qui sera à la base de tous les engagements de haut niveau pris à Montréal : une loi pour mettre en œuvre les engagements ici au Canada. Selon le ministre Guilbeault, le Canada a besoin de lois de responsabilisation en matière de biodiversité pour concrétiser les objectifs mondiaux dans notre pays. Oiseaux Canada partage ce point de vue et continuera de mobiliser Environnement et Changement climatique Canada et d’autres partenaires gouvernementaux pour la mise en application de cette nouvelle loi.

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