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La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre, est l’occasion de reconnaître l’effet des pensionnats autochtones au Canada sur les victimes, les survivants et leurs familles, et de poursuivre la démarche de la réconciliation. C’est aussi l’occasion pour toutes les sphères de la société, y compris celles qui sont engagées dans la préservation des ressources naturelles, de renouveler leur engagement à faire progresser la réconciliation dans le cadre de leurs activités.

Le vendredi 30 septembre, les bureaux d’Oiseaux Canada seront fermés. Les membres du personnel entameront une réflexion et un auto-apprentissage et assisteront à des activités locales se rapportant à la vérité et à la réconciliation.

L’équipe d’Oiseaux Canada est déterminée à renforcer son engagement envers les peuples autochtones. En nous appuyant sur une décennie de collaboration avec plus de 25 communautés des Premières Nations, nous sommes conscients que les voix et le savoir des Autochtones, et le soin continu qu’ils prennent du territoire sont essentiels au maintien du bien-être des oiseaux sauvages dans des écosystèmes durables. Nous soutenons les besoins et les aspirations des peuples autochtones et le droit qu’ils ont de prendre soin du territoire.

Dans notre propre cheminement vers la réconciliation, nous avons adopté un plan d’action à l’échelle de l’organisation, créé le poste de coordonnatrice/coordonnateur – Conservation aviaire dans le contexte autochtone pour mettre l’accent sur la réconciliation et la mobilisation sur la côte du Pacifique, et fait progresser chaque membre du personnel dans une démarche d’auto-apprentissage signifiante. Nous cherchons activement des façons de soutenir le réseau de Gardiens autochtones et de faire avancer les propositions visant la création d’aires protégées et de conservation autochtones.

 

Macreuse à front blanc Photo: Sean Jenniskens

Conservation dirigée par les Autochtones

Si ce sujet vous intéresse, nous vous recommandons d’explorer les ressources suivantes :

Surveillance et protection des oiseaux sur la côte ouest avec des Premières Nations

Par David Bradley, Ph. D., directeur des programmes en Colombie-Britannique, Oiseaux Canada

Certains des exemples les plus récents de l’engagement croissant d’Oiseaux Canada auprès des peuples autochtones proviennent de la Colombie-Britannique. Au cours des dernières années, le personnel d’Oiseaux Canada dans cette province s’est efforcé d’améliorer la façon dont nous travaillons avec les peuples autochtones afin d’apprendre comment reconnaître la valeur inhérente des oiseaux et de leur habitat et les protéger. Nous avons formé des partenariats avec un certain nombre de communautés des Premières nations de la Colombie-Britannique afin de combiner les perspectives autochtones avec le point de vue de la science occidentale pour soutenir les Premières nations dans leurs activités d’intendance.

Ainsi, nous avons assisté la nation Tsleil-Waututh durant les relevés d’oiseaux aquatiques menés dans le bras Indian par leurs Gardiens pour observer les centaines de canards de mer qui passent l’hiver dans cette baie abritée. Cela a permis à notre équipe d’apprendre l’histoire des oiseaux aquatiques dans ce bras de mer racontée par les Gardiens et l’importance de ces oiseaux pour les Tsleil-Waututh; pour notre part, nous avons montré des techniques d’identification des espèces et de dénombrement d’oiseaux formant de grandes bandes.

Excursion de photographie Photo: Kris Cu

En outre, plusieurs communautés de la région de la mer des Salish nous ont invités à leur communiquer de l’information sur la situation des oiseaux aquatiques dans leurs territoires respectifs. Nous avons également organisé des séances d’identification d’oiseaux de mer avec ces communautés, ainsi que des excursions de photographie d’oiseaux aquatiques en bateau dans le but de contribuer à transmettre les connaissances sur ces oiseaux au sein des communautés et entre celles-ci.

Nous avons également accompagné des membres de la Première Nation des Homalcos pour en apprendre sur leur langue et sur les valeurs culturelles entourant les oiseaux aquatiques, et pour leur transmettre nos connaissances sur l’avifaune. Le Guillemot marbré, espèce en voie de disparition, présente un intérêt particulier pour cette communauté et les membres de la nation voisine des Tla’amins. Nous avons apporté un soutien à l’exécution d’un projet axé sur cette espèce mené par cette dernière nation sur son territoire en fournissant de l’équipement et de la formation pour des relevés de l’habitat essentiel à l’espèce. Ce partenariat constructif a donné lieu à des invitations à participer à d’autres échanges de connaissances.

Ces possibilités d’engagement et collaborations avec les communautés en question ont été rendues possibles grâce au généreux soutien d’Environnement et Changement climatique Canada.

Nous espérons pouvoir continuer à travailler avec les peuples autochtones dans un esprit de réconciliation, pour la protection des oiseaux et de leurs habitats.

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