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Par Kerrie Wilcox, gestionnaire, Projet FeederWatch, Oiseaux Canada

 

Chaque hiver, les participants bénévoles au Projet FeederWatch comptent les oiseaux qu’ils observant dans leur cour. Les données qu’ils nous envoient contribuent au suivi et à l’étude des populations d’oiseaux.

La dernière saison du Projet FeederWatch a été fantastique, ayant mobilisé plus de 5000 participants au Canada! Merci à toutes ces personnes d’avoir observé et compté les oiseaux.

Nous résumons ci-dessous certains des résultats les plus exceptionnels, mais surveillez la parution du magazine du programme, Winter Bird Highlights (en anglais) et du trimestriel bilingue BirdWatch Canada pour obtenir plus de détails sur la saison.

La saison 2022-2023 commencera en novembre. Nous espérons vous compter de nouveau parmi nous pour une autre saison emballante! Pour en savoir plus.

Le Projet FeederWatch est rendu possible grâce à nos commanditaires, Armstrong Bird Food et Wild Birds Unlimited, ainsi qu’à nos milliers d’extraordinaires participants.

 

Colibris d’Anna   Photo: David Aldcroft
Colombie-Britannique

La saison 2021-2022 a commencé plutôt… froidement! En décembre 2021, un froid extrême, de forts vents et la neige ont fait l’objet d’avertissements météo dans la majeure partie du pays. Nous avons reçu beaucoup de courriels de participants de la Colombie-Britannique faisant état du gel intense qui sévissait dans les parties sud et de l’intérieur de la province à la fin de décembre. Les participants ont exprimé leur inquiétude au sujet au sujet des Colibris d’Anna et ont tout fait pour empêcher les abreuvoirs de geler. Une de nos photos préférées, reçue de David Aldcroft, montre plus de 20 colibris à son abreuvoir. Parmi les mentions notables dans cette province, mentionnons la présence d’un Tétras fuligineux à une mangeoire à North Vancouver et d’un Chardonneret mineur à Okanagan-Similkameen.

Tétras fuligineux Photo: Quentin Brown
Alberta

Plus de 65% des sites FeederWatch de la province ont reçu la visite de Sizerins flammés de janvier jusqu’à la fin de mars 2022. Les années où les graines de bouleaux, d’aulnes et d’épinettes se font rares, ces oiseaux descendent vers le sud et se rabattent sur les mangeoires; c’est le phénomène des irruptions. D’autres observations sont dignes de mention: un Pic à dos rayé à Red Meadows, une troupe d’un millier de Jaseurs boréaux à Red Deer et un rare Moineau friquet à Fort McMurray. Cette dernière espèce a été introduite en Amérique du Nord en 1870; elle occupe maintenant une aire de répartition de faible étendue au Missouri.

Pic à dos rayé   Photo: Katherine Corkery, Red Meadows, AB
Saskatchewan

C’était une bonne année pour l’observation de Sizerins flammés en Saskatchewan également. Vicky St Germaine, de Prince Albert, en a signalé de grands nombres chaque semaine de la mi-décembre jusqu’à la fin d’avril, avec un sommet de 450 individus le 22 janvier. Les Tarins des pins ont été rares aux mangeoires en Saskatchewan; ils sont demeurés dans le Nord cette année en raison de l’excellente récolte de graines d’épinettes, de pruches et de thuyas occidentaux. Une Grive à collier, une rareté pour la région, a été signalée à Lebret.

 

Manitoba

On a enregistré une irruption de Sizerins flammés au Manitoba, en fait à 70% des sites. La Perdrix grise a été rapportée à plus de sites que d’habitude (5%), en groupes de 8,9 individus en moyenne. Il est à noter que cette espèce n’était jamais signalée les premières années du Projet FeederWatch, de 1988 jusqu’à la fin de 2004. La Tourterelle turque a poursuivi son expansion au Manitoba en 2021-2022: un participant au programme en a compté 38! Parmi les autres observations intéressantes, citons le Bruant à face noire à Portage la Prairie, le Tétras à queue fine à une mangeoire à St. Andrews, une Grive à collier à Winnipeg et un Solitaire de Townsend à un bain d’oiseaux chauffé, également à Winnipeg.

Tétras à queue fine   Photo: Robert Emery, St. Andrews, MB

Ontario

Les participants de l’Ontario n’ont pas assisté à des irruptions cette année; les Tarins des pins, les Sizerins flammés et les Gros-becs errants sont restés dans le Nord. Parmi les quelques faits marquants, mentionnons la toute première présence d’un Grimpereau brun dans le champ de vision de la caméra FeederWatch de l’Ontario à Manitouwadge, d’une très précoce Sturnelle des prés le 10 mars à Clearview et d’un Moqueur chat à Parry Sound. Un compte élevé de 500 Corneilles d’Amérique nous est provenu de Kitchener.

Une Grive à collier, espèce rare de la côte ouest, a fait des allers-retours entre les mangeoires de Bob Elliott et de Jim Oleynik, deux participants au Projet FeederWatch, à Wawa. Cette espèce est rare en toute période de l’année en Ontario, et cet individu devrait être sur la côte de la Colombie-Britannique en ce temps de l’année.

 

Québec

Beaucoup de Tarins des pins ont été signalés aux mangeoires au Québec en février et en mars, soit à plus de la moitié des sites. Régent St. Hilaire a signalé la présence d’une méga-rareté, un Pinson du Nord, à Saint-Marc-des-Carrières; c’était une visite surprise d’une espèce d’Eurasie! Par ailleurs, Édith Dubreuil, du Haut-Saint-François, a reçu un visiteur inhabituel à son bain d’oiseaux, une Grive solitaire. Normalement, cette espèce devrait se trouver plus au sud en hiver.

Pinson du Nord   Photo: Régent St Hilaire, Saint-Marc-des-Carrières, QC
Grive solitaire   Photo: Édith Dubreuil, Haut-Saint-François, QC
Nouveau-Brunswick

Les participants au programme ont bénéficié d’une irruption de Gros-becs errants cet hiver, où l’espèce a été vue à plus de 25% des sites entre février et la fin d’avril. Un participant a observé un groupe de 64 individus à ses mangeoires à Sunny Corner.

Parmi les faits marquants, citons un couple de Mésanges bicolores à Saint Andrews, à des centaines de kilomètres au nord de leur aire de répartition habituelle, et une rare Paruline à gorge jaune (cette espèce passe généralement l’hiver en Amérique centrale).

Paruline à gorge jaune   Photo: Michael Ratliffe, Gagetown, NB
Nouvelle-Écosse

Les Merles d’Amérique ont abondé dans cette province pendant la saison 2021-2022: près de 60% des sites FeederWatch en ont accueilli à la mi-février. Comme les hivers deviennent plus chauds, il se peut que plus de merles demeurent dans ces régions toute l’année. S’il y a suffisamment de nourriture, ils vont rester. Debby Trask-Cushing, de Plympton, en a compté 50! Voici ce qu’elle raconte: «Nous avons beaucoup d’arbustes à petits fruits non loin de nos mangeoires qui ont produit une récolte exceptionnelle l’automne dernier. Ces derniers mois, nous avons eu la visite de beaucoup de merles pendant plusieurs jours.»

Des raretés ont été signalées dans la province: une Ictérie polyglotte à Antigonish (normalement, l’espèce hiverne en Amérique centrale) et une Tourterelle à ailes blanches à Clam Point (celle-ci passe l’hiver dans le sud des États-Unis d’habitude).

 

Île-du-Prince-Édouard

Le Merle d’Amérique a fréquenté énormément de sites FeederWatch cette saison. Pendant la période du 5 au 18 février, il a été observé à 67% des sites! Le Geai bleu était présent à presque tous les sites chaque semaine. Des observations inattendues sont à signaler: une Crécerelle d’Amérique et une Perdrix grise.

 

Terre-Neuve-et-Labrador

Le point chaud pour les raretés cette année était à Saint Lawrence, aux mangeoires de Lillian Walsh. Celles-ci ont accueilli quatre espèces rares: le Bruant des prés (au nord de son aire d’hivernage) et trois espèces rares à tout moment de l’année à Terre-Neuve: le Bruant des plaines, le Passerin indigo et le Bruant à joues marron! Ces trois dernières espèces hivernent généralement dans le sud des États-Unis et en Amérique centrale.

 

Grand Nord

Le Bec-croisé des sapins et la Sittelle à poitrine rousse étaient très présents en début de saison au Yukon, mais sont partis à la mi-février. En 2021-2022, nous avons reçu des données de deux sites dans les Territoires du Nord-Ouest, où le Durbec des sapins était en tête de liste, présent aux deux endroits pendant toute la saison.

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